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La baleine du Muséum

La baleine du Muséum
Pièce phare des collections du Muséum, ce squelette de baleine, un rorqual commun, a impressionné plusieurs générations d'enfants par ses dimensions. Il a aussi la particularité d'avoir ses mandibules montées correctement ! C'est une espèce de baleine à fanons qui ne compte plus que quelques milliers d'individus. Son squelette n'a pas fini de révéler tous ses secrets. De quoi occuper les chercheurs encore longtemps…

 

Le squelette le plus impressionnant de la collection !

 

Le squelette de la baleine dans le Muséum de Toulouse

Photo : la baleine dans l'exposition permanente. CC by-sa nc Frédéric Ripoll, Muséum de Toulouse

Avec ses 18 mètres de long et son poids de 2 tonnes et demi, le squelette de ce rorqual  commun est l'une des pièces les plus impressionnantes des collections du Muséum. Et dire qu'il n'est pas encore adulte !

Installation du squelette de la baleine

Photo : installation du squelette de la baleine, 2005. CC by-sa nc Frédéric Ripoll, Muséum de Toulouse

Il a été restauré par le belge E. Janssen. Un travail d'une grande exigence technique qui a été supervisé par le canadien Pierre-Henry Fontaine, spécialiste de réputation mondiale des baleines. L'occasion pour le Muséum de s'appuyer sur les travaux de ce chercheur afin de réaliser une nouvelle présentation, conforme aux plus récentes découvertes, de ce squelette monumental.

Un nouveau positionnement des mandibules de la baleine

Comparaison des mandibules de la baleine 1923 - 2006

 

Mâchoire de la baleineLes travaux de Pierre-Henry Fontaine démontrent que la plupart des squelettes de baleines (rorquals) exposés dans le monde sont montés d'une mauvaise manière. Les principales erreurs concernent les mandibules et certaines côtes qui sont mal disposées.

A la lumière de ces nouvelles données, le Muséum de Toulouse a profité de sa réouverture en 2008 et de la réinstallation du squelette de la baleine pour modifier l'orientation de ses mandibules. La bouche étant fermée, elles suivent la courbe de la mâchoire supérieure. En général, les mandibules sont présentées arquées latéralement, ce qui correspond à leur position dans une bouche ouverte, permettant ainsi une ouverture large de la gueule.  
Le Muséum de Toulouse est l'un des tous premiers à prendre en compte ces travaux et à modifier la présentation de sa baleine.

 

 

Photo : Mâchoire de baleine. plaque négative au collodion, format 18x24 cm. Sans inscription ni mention d'auteur. Fond public Eugène Trutat, Muséum de Toulouse.

 

Petit tour du monde : les squelettes de baleine dans les musées

Petit tour du monde dans les musées : squelette de baleine

A découvrir quelques photos de squelettes de baleine exposées dans les musées du monde prises en photographie par des internautes.

Cette espèce exposée est en voie de disparition

Le squelette du rorqual exposé au Muséum est un Cétacé Mysticète. Il s'agit d'une baleine à fanons, une espèce (Balaenoptera physalus) en voie de disparition : l'espèce, qui comptait plusieurs millions de spécimens, se réduit aujourd'hui à quelques milliers d'individus.

Balaenoptera dans son milieu naturel
CC by sa nc Padraic Woods


Comme beaucoup d'autres rorquals, le rorqual commun se rencontre dans toutes les mers du globe, des tropiques au cercle arctique. Leur densité est la plus élevée dans les eaux tempérées ou froides. La population en Méditerranée est estimée entre 3 000 et 7 400 individus.


Cette espèce est protégée et considérée comme très menacée par l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

 

Dessin de Balaenoptera physalus par Julie Maigne, médiatrice au Muséum de toulouseBalaenoptera physalus, le rorqual commun, est l'une des espèces de balénoptères les mieux connues. Après la baleine bleue, c'est le deuxième plus grand animal ayant existé sur la planète et le plus bruyant des mammifères marins. Il vit très longtemps, probablement une centaine d'années. Dans sa gueule immense, on dénombre jusqu'à 370 fanons d'environ 95 cm de long, qui sont des lames de fibres cornées (même matière que nos ongles) fixées de chaque côté de la mâchoire supérieure. Ils servent de piège ou filtre à plancton.

Dessin de Baleanoptera physalus par Julie Maigne, Muséum de Toulouse.

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Article du 6 décembre 2012 rédigé par Maud Dahlem, Muséum de Toulouse


Références de livres jeunesses (disponibles à la Médiathèque Jeunesse "Pourquoi pas?")
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A consulter sur les postes multimédia de la Médiathèque Jeunesse Pourquoi pas?

C'est pas sorcier, le magazine de la science et de la découverte présenté par Fred, Jamy et Sabine, porte ici un regard ouvert et acéré sur la faune marine et plus particulièrement sur des animaux menacés aujourd'hui : les cétacés, les baleines à bosses ou encore les cachalots. Nous partons aussi à la découverte du plancton, de la chasse à la baleine et de l'écotourisme baleinier ...

 

Références de livres disponibles à la Médiathèque adultes Cartailhac?
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