17 et 18 février : 2 conférences pour inaugurer l’année de la Biodiversité


Le Muséum, acteur de l’Année Internationale de la Biodiversité initiée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, propose à ses visiteurs une série de oonférences sur ce thème tout au long de l’année 2010.
Ce mois-ci deux conférences inaugurent ce cycle :

De la protection de la nature au ménagement de la biodiversité : un nouveau regard sur la diversité du vivant

Par Bernard Chevassus-au-Louis, Inspecteur général de l’Agriculture, ancien Président du Muséum National d’Histoire Naturelle.
Le terme de "biodiversité", aujourd’hui largement médiatisé, traduit plusieurs évolutions récentes dans notre perception et notre compréhension de la diversité des êtres vivants.
Nous évoquerons dans cette conférence cinq aspects de ces évolutions :

  • Son immensité, en particulier l’ampleur insoupçonnée de la diversité des espèces.

  • Sa complexité, liée à l’existence d’autres niveaux de diversité, génétique et écologique.

  • Son utilité, qui dépasse de très loin la fourniture de biens marchands.

  • Sa stabilité, qui doit être perçue comme un phénomène dynamique, dans lequel certaines perturbations peuvent jouer un rôle bénéfique.

  • Enfin, sa fragilité, c’est-à-dire la forte érosion actuelle, et, sans doute, future, de cette biodiversité sous l’action des différentes activités humaines.

Nous conclurons sur les actions qui doivent être entreprises pour conserver ce capital précieux pour l’avenir de notre Planète.

Mercredi 17 février, à 20 h 30
Auditorium Picot de Lapeyrouse
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Accès auditorium à partir de 20h15

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Pour en finir avec la nature : les services écosystémiques comme nouveau fer de lance de la protection de la biodiversité

Par Virginie Maris, chargée de recherche au CNRS, chercheur en philosophie de l’environnement au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) de Montpellier.

La conservation de la biodiversité est de plus en plus souvent justifiée par l’évaluation économique des services rendus par les écosystèmes. Il n’en a pas toujours été ainsi.
On a d’abord parlé de "protection de la nature", puis de "conservation de la biodiversité", pour en arriver à la "gestion" des services écosystémiques et enfin à leur "évaluation économique".
Quelles sont les valeurs qui sous-tendent ces différentes approches ? L’appel à la valeur économique des écosystèmes est-il réellement le moyen le plus efficace de conserver la biodiversité ? Doit-on au contraire se méfier de l’instrumentalisation de la nature ? Et la reconnaissance de l’intérêt de la biodiversité doit-il nécessairement passer par sa monétarisation ?

Jeudi 18 février à 20 h 30, Auditorium Picot de Lapeyrouse.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Accès auditorium à partir de 20h15.

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