La lettre d’information du Muséum de Toulouse
Février 2010

Au Muséum, avec les vacances d’hiver, février est le mois des enfants pour lesquels nos équipes d’animation ont concocté de nombreuses animations à découvrir et à redécouvrir. A ne pas manquer également deux spectacles pour les petits et grands autour de marionnettes et de contes fantastiques. Les adultes ne seront pas oubliés avec la programmation des deux conférences inaugurales de l’Année de la Biodiversité au Muséum. Deux rendez-vous incontournables pour mieux cerner les enjeux autour de la préservation du capital vivant de notre planète.
Février, les enfants à la fête au Muséum !
Des vacances créatives et intelligentes

Venir au Muséum pour prendre un grand bol d’air de connaissances et de découvertes ! Au programme : des ateliers créatifs autour des couleurs et du papier, des manipulations de moulages d’objets de collection, des voyages imaginaires et poétiques avec les Animadocs de la médiathèque jeunesse Pourquoi Pas ? Tout le détail des animations pour les vacances de février est à consulter en page 6 de notre programmation d’hiver téléchargeable ici.
"Petit Bleu dans l’espace", un spectacle de marionnettes pour les 3-6 ans

A force d’être toujours dans la lune Petit Bleu finit par y arriver...
Accompagné de son nouvel ami Bulbo le martien, à la recherche de son peuple disparu, Petit Bleu va rencontrer Jupiter et son mauvais caractère, la Lune la voyante de l’espace, Vénus la planète amoureuse, Nébuleuse chevauchant l’univers, Saturne emprisonnant la Science dans ses anneaux et enfin pour finir le monstre Ballatum, le coupeur de parole.
Cette nouvelle aventure de Petit Bleu conduit les enfants dans une traversée céleste pleine de découvertes.
Durée du spectacle : 1h.
Mardi 23 et jeudi 25 février 2010, de 11h à 12h.
"Inuk : Contes arctiques", conte musical et invitation au voyage dans le Grand Nord

Le spectacle commence par un rêve initiatique au cœur du royaume de la glace, du vent et du froid. Un jeune chaman doit, pour sauver son village de la faim, faire voyager à travers le monde des esprits. Il devra surmonter ses peurs pour rencontrer Saana, la déesse des océans, et la libérer, car le mépris des hommes à l’égard de la nature et des animaux l’entrave. Il devra faire preuve d’écoute et de force pour rendre à Saana sa liberté et aux hommes la santé et la raison.
L’histoire qui suit relate les circonvolutions d’un corbeau dans les airs, qui atterrit bien malgré lui dans le ventre d’une baleine où de nombreuses surprises l’attendent.
Enfin, Le troisième et dernier conte part à la recherche des rêves perdus. Panikuluk, sous peine d’être chassée, doit rêver des oies, car ce sont les rêves d’oies qui font venir les oies et nourrissent les hommes. Hélas, ses rêves s’amenuisent. Il lui faudra débusquer la bêtise d’un chaman orgueilleux pour rendre à ses rêves toutes leurs richesses.
Durée du spectacle : 50 mn.
Mardi 23 et jeudi 25 février 2010, de 16h30 à 17h30
Deux conférences pour inaugurer l’Année de la Biodiversité au Muséum :
"De la protection de la nature au ménagement de la biodiversité : un nouveau regard sur la diversité du vivant"
Par Bernard Chevassus-au-Louis, Inspecteur général de l’Agriculture, ancien Président du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Nous conclurons sur les actions qui doivent être entreprises pour conserver ce capital précieux pour l’avenir de notre Planète.
Mercredi 17 février, à 20 h 30, Auditorium Picot de Lapeyrouse.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
"Pour en finir avec la nature : les services écosystémiques comme nouveau fer de lance de la protection de la biodiversité"
Par Virginie Maris, chargée de recherche au CNRS, chercheur en philosophie de l’environnement au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) de Montpellier.
La conservation de la biodiversité est de plus en plus souvent justifiée par l’évaluation économique des services rendus par les écosystèmes. Il n’en a pas toujours été ainsi. On a d’abord parlé de "protection de la nature", puis de "conservation de la biodiversité", pour en arriver à la "gestion" des services écosystémiques et enfin à leur "évaluation économique".
Quelles sont les valeurs qui sous-tendent ces différentes approches ? L’appel à la valeur économique des écosystèmes est-il réellement le moyen le plus efficace de conserver la biodiversité ? Doit-on au contraire se méfier de l’instrumentalisation de la nature ? Et la reconnaissance de l’intérêt de la biodiversité doit-il nécessairement passer par sa monétarisation ?
Jeudi 18 février à 20 h 30, Auditorium Picot de Lapeyrouse.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.







