Story of the Museum

Les directions du Muséum depuis sa création


• Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse, 1796.
Édouard Fihol, 1865.
• Jean-Baptiste Noulet, 1872.
Eugène Trutat, 1890.
• De 1901 à 1907, le Muséum est administré par une Commission technique.
• De 1907 à 1944, la direction est placée sous le régime d'administrateurs périodiques.
• Rétablissement d'une direction : Gaston Astre, 19 mai 1944.
Claudine Sudre, 1962.
Jean-François Lapeyre, 2000.
Francis Duranthon, 2011.

Quelques dates de l'histoire du Muséum...

Le XVIIIe siècle ou l'émergence de la science.

1796

Le naturaliste toulousain Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse, premier titulaire de l'enseignement de l'Histoire naturelle à l'École  Centrale de sa ville natale, directeur du Jardin des Plantes et du Cabinet d'Histoire naturelle installe ses collections dans l'ancien  monastère des Carmes Déchaussés.

A lire : Notre article de blog "Ils ont fait le Muséum de toulouse : Philippe Picot de Lapeyrouse ou la naissance des collections"

Photo : Buste de Philippe-Isidore Picot de Lapeyrouse.
Crédit : ©Frédéric Ripoll

Le XIXe siècle et la démocratisation des savoirs

La science devient pilier de l'enseignement. Une véritable politique voit le jour avec le développement d'institutions dédiées. Ailleurs, le monde colonial est une porte d'accès à d'autres cultures. L'intérêt pour l'autre, l'étranger, s'accroît et se confronte aux nombreux préjugés.

1808

L'empereur Napoléon donne la totalité des constructions du Monastère des Carmes Déchaussés à la Ville de Toulouse.


1865 Le Muséum ouvre ses portes au public

Édouard Filhol, premier directeur de cette nouvelle institution, présente aux visiteurs une grande nouveauté : la galerie des Cavernes, consacrée à la Préhistoire. Cette première mondiale est saluée par tous les commentateurs de l'époque. Elle soutient les récentes découvertes scientifiques sur l'origine préhistorique de l'Homme.


1872 L'origine de l'Homme au coeur de l'institution

Le naturaliste Jean-Baptiste Noulet, pionnier de la préhistoire confirme les origines préhistorique du genre humain par ses fouilles. Il  devient en 1872 le nouveau directeur du Muséum de Toulouse.

1887 Naissance du jardin botanique

À l'occasion de l'Exposition internationale de Toulouse, le jardin botanique de l'Université devient partie intégrante du Muséum.  Regroupant plusieurs centaines d'espèces de plantes, il suscite un grand intérêt pour les plantes exotiques venues d'ailleurs.

 

 

1890 Le proche, nouveau sujet d'étude

Photographe, pyrénéiste, géologue et naturaliste français, Eugène Trutat est l'auteur de près de 15 000 photographies constituant autant de sources de renseignements sur les Pyrénées de la fin du XIXe siècle. Il devient à son tour en 1890, directeur du Muséum et contribue à l'enrichissement des collections.

 

PHOTOS :

1- L'entrée du Muséum (actuelle entrée du Théâtre Sorano) de la fin du XIXe siècle jusqu'au années 60.
2- L'entrée du jardin botanique (fin XIXe siècle)
3- Eugène Trutat, Directeur du Muséum de Toulouse de 1890 à 1901
Crédits : CC Muséum de Toulouse - Eugène Trutat

Le XXe siècle, le défi de la mondialisation

Alors que les échanges se multiplient entre les communautés du monde entier, le concept de races disparaît pour laisser place à  'universalisme de l'espèce humaine. Les sciences humaines émergent tandis que les technologies et les découvertes scientifiques se développent de plus en plus rapidement. Les institutions muséales s'efforcent d'être toujours plus accessibles.


1910 Préparation des collections - Transmission du savoir-faire

Philippe Lacomme, taxidermiste du Muséum de Toulouse, met au point une nouvelle technique et innove dans la présentation des collections : naturalisation dynamique, souci de reconstitution…. elle très  appréciée du public.

Depuis son ouverture au public, le Muséum a toujours donné une place importante à la préparation des collections, éléments majeurs d'un musée. Cette préparation adaptée lui permet après plus d'un siècle de pouvoir exposer des objets de grande qualité. Le Muséum a toujours compté parmi ses effectifs des préparateurs qui oeuvrent chaque jour à l'enrichissement des collections et aux témoignages contemporains du vivant.

Photo : Philippe Lacomme en train de naturaliser l'éléphant Punch
Crédits : CC Muséum deToulouse - Augustin Pujol


1922 L'Océanie à Toulouse

 Les collections océaniennes du navigateur français Gaston de Roquemaurel sont transférées au Muséum de Toulouse. Elles comptent  parmi les plus importantes de France.


1930 Comprendre l'autre

L'explorateur Henri Labouret découvre une des pièces majeures qui figure aujourd'hui dans la collection africaine du Muséum de  Toulouse : Le masque baga « nimba » de Guinée, déesse de la fécondité. Un support de choix pour étudier la mythologie africaine.


1971 Un Muséum pour les enfants

Sous l'impulsion de la directrice et conservatrice en chef Claudine Sudre, le Muséum se dote d'un service pédagogique et d'une  bibliothèque enfantine. L'accès à la diversité des publics devient une priorité.


1981

Le Muséum acquiert la collection d'objets d'Océanie issus des voyages de Pierre Loti, dont ses carnets voyage.


1987

Découverte du site paléontologique de Montréal-du-Gers Le gisement paléontologique de Montréal-du-Gers – propriété de la Ville de Toulouse depuis 1997 – est un des sites majeurs d'Europe et le gisement paléontologique le plus important découvert en France depuis un siècle. Daté d'environ 17 millions d'années, il fut fouillé et rendu accessible au public par l'actuel directeur et conservateur en chef Francis Duranthon.


1997 Le temps de la refondation

Des faiblesses sur la structure de l'édifice entraînent la fermeture du Muséum au public. Un projet ambitieux et novateur est alors mis au point tant sur le plan architectural que muséographique. Un nouveau programme scientifique illustre la complexité et la fragilité des relations qui unissent l'Homme, la Nature et l'Environnement.
Résolument tourné vers le XXIe siècle, le Muséum de Toulouse est en prise directe avec l'actualité. Il se conçoit comme un lieu de  ébats, de partage, de diffusion de la culture scientifique et d'expression pour les chercheurs. Ce travail de refondation a été porté par Jean-François Lapeyre, alors directeur du Muséum, avec les équipes actuelles.

Photo : Projet virtuel de l'architecte Jean-Paul Viguier (2000)
Crédits : ©Jean-Paul Viguier

Le XXIe siècle, la question de l'Homme et de son environnement

Les nouvelles technologies transforment radicalement les modes de vie. Comment penser notre rapport à la nature et à l'environnement ? Les Musées deviennent des outils de questionnements et de débats de société.


2008 Inauguration du Muséum refondé

Le 26 janvier, les Toulousains retrouvent leur Muséum : interactivité, médias sociaux… il fait écho à la société d'aujourd'hui et aux  pratiques des nouvelles générations.


2009-2010-2011 Le Muséum international : deux exemples

Les expositions : le Muséum s'engage dans des actions d'itinérance de ses expositions temporaires. L'objectif est de consolider et développer son rayonnement national et international, et par là même, de contribuer à la notoriété de la Ville de Toulouse dans le  domaine de la culture scientifique. « Préhistoire[s], l'enquête », est la première exposition temporaire, entièrement produite par le Muséum, à s'exporter.
L'enrichissement des collections : la politique du Muséum en matière d'enrichissement des collections extra-européennes, en  particulier amérindiennes, s'inscrit dans une volonté novatrice d'acquisition. Les relations avec les Unités de Recherche en ethnologie et les échanges avec les populations sont privilégiées. Exemple, une mission au Brésil central chez les Iny karajà est en cours jusqu'en 2016.


2012 Un million de visiteurs

Le cap du millionième visiteur est franchi le 3 juillet. Le Muséum confirme sa vocation d'accueil de tous les publics. À travers sa  programmation et ses dispositifs de médiation inventifs, il favorise l'accès à la culture scientifique et facilite sa compréhension.


2013 L'exposition « Ours, mythes et réalités »

Elle porte sur le devant de la scène les laboratoires de taxidermie, ostéologie, moulage et paléontologie du Muséum. L'ourse des Pyrénées Cannelle, naturalisée selon de nouveaux procédés, permet de montrer l'ensemble du savoir faire et la qualité du travail effectué.


2014 Des bébés et des sciences

L'exposition « Bébés animaux » est une innovation dans l'histoire des expositions scientifiques en Europe. Spécialement conçue pour les tout petits dès 3 ans et posant la question de la naissance et du développement, elle propose une démarche scientifique adaptée aux tout petits.


Toujours nouvelles acquisitions…

L'enrichissement des collections reste une priorité pour le Muséum. En 2014, plus de cinquante objets ont été collectés lors des  missions au Brésil, 36 échantillons de minéralogie, 264 pièces de spécimens issues du chantier de fouilles de Montréal-du-Gers…

PHOTOS :
1- Exposition Préhistoire(s), l'enquête (2009) - Crédit : ©Muséum de Toulouse, Géraldine Millo
2- Le Millionième visiteur - Crédit : ©Ville de Toulouse - Patrice Nin
3- L'exposition Bébés animaux (2014) - Crédit : ©Muséum de Toulouse, Jacques Sierpinski