Desmans des Pyrénées
Le Desman, Galemys pyrenaicus, est un animal en voie de disparition, endémique de la région pyrénéenne, cousin de la taupe. Eugène TRUTAT, conservateur puis directeur du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse, a étudié ce « rat trompette » dans sa thèse soutenue en 1890. Une dizaine de spécimens naturalisés sont conservés par le Muséum. Deux sont actuellement exposés.
Dans l’ancien musée

Les visiteurs de l’ancien musée pouvaient découvrir une dizaine de spécimens de desmans.
Les desmans étaient à la fois dans la galerie Édouard FILHOL consacrée aux mammifères, dans la vitrine des insectivores, mais aussi dans la galerie de MONTLEZUN consacrée aux mammifères et aux oiseaux de la région toulousaine et des Pyrénées.
Dans le musée actuel

Deux desmans sont visibles aujourd’hui au Muséum.
L’un est exposé dans l’exposition permanente - espace Ordre du Vivant - dans la vitrine des Insectivores de l’hémisphère Nord (Eulipotyphles).
Le deuxième est présenté dans l’exposition temporaire « Objectifs Pyrénées, sur les traces d’Eugène Trutat » sous l’angle d’étude d’Eugène Trutat.
Commentaire et crédit photo : plaque négative au gélatino-bromure d’argent, format 13x18cm. Inscription manuscrite par Eugène Trutat sur enveloppe : "Desman - sujet monté". Domaine public.
Étudié par TRUTAT
Décrit pour la première fois par Étienne GEOFFROY SAINT-HILAIRE en 1811, le desman des Pyrénées appartient à la famille des taupes (Talpidés) et à l’ordre des Eulipotyphles (anciens Insectivores). Une des premières thèses consacrées à ce mammifère aquatique fut présentée par Eugène TRUTAT, ancien directeur du muséum de Toulouse (1890-1900).

Photo Exposition "Objectif Pyrénées, sur les traces d’Eugène Trutat" - copyright Ville de Toulouse, Géraldine Millo.
Un mammifère endémique de notre région

Essentiellement nocturne, il vit dans les torrents, entre 400 et 2500 m d’altitude, où il se nourrit de vers et d’insectes (larves d’éphémères…). Il localise ses proies à l’aide de son nez très sensible et mobile en forme de trompe (d’où son nom de « rat-trompette »). Mâle et femelle vivent en couple dans un terrier sur les berges des cours d’eau et des lacs de montagne.
Photo : paysages des Pyrénées, Fredpanassac



