La girafe

emblème du nouveau Muséum

Vivante, elle a attiré les foules et a fait couler beaucoup d’encre. Naturalisée, les toulousains ont pu continuer à contempler ce magnifique animal à petite tête et au long cou. La girafe veille aujourd’hui sur les lecteurs de la médiathèque Emile-Cartailhac.

Première étude complète

Illust:splanchnologie de (...), 37.4 ko, 200x263

La dépouille fut acquise par la mairie de Toulouse, ce qui permit d’étudier la constitution de cet animal encore largement méconnu en Europe. S’il ne s’agit pas de la première girafe à avoir été disséquée, comme l’ont rapporté certains journaux de l’époque, aucune étude anatomique complète n’avait été jusque là menée. N. JOLY, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, et A. LAVOCAT, professeur d’anatomie à l’École Royale Vétérinaire, étudièrent l’animal. La dissection et les dessins demandèrent 20 jours de travail.

Photo : une planche anatomique "Splanchnologie de la girafe", extraite de la "Notice sur l’histoire, les mœurs et l’organisation de la girafe" par Nicolas Joly - 1844. N. Joly et A. Lovocat ©Museum de Toulouse. Illustration de Robert Hill



Sa première naturalisation

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La naturalisation fut confiée à l’un des plus célèbres taxidermistes toulousains du milieu du XIXe siècle : H. TRAVERSE. Comme l’on voulait conserver l’ensemble du squelette intact, il n’avait à sa disposition qu’une peau privée de toute partie solide, ce qui constituait une réelle difficulté pour un mammifère de cette taille et compte tenu des moyens techniques de l’époque.

Photo : Henry Traverse fut le premier artisan du montage de la girafe étudiée par Nicolas Joly et Achille Lavocat. ©Museum de Toulouse, Anonyme



Un des plus vieux spécimens naturalisés du Muséum

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Tout naturellement, la girafe devint une des premières résidentes du Muséum, dès son ouverture en 1865. Elle fut exposée dans la grande galerie de zoologie au milieu des grands squelettes.

Photo : galerie d’ostéologie Edouard-Filhol ©Museum de Toulouse, Eugène Trutat



Une première restauration

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Photo : dans l’atelier de taxidermie, une charpente en bois constituée par P. Lacomme. Un mode d’accrochage en deux parties de corps facilite le repositionnement de la peau amincie au moins deux fois et donc très fragile. ©Museum de Toulouse, Eugène Trutat

Au début du XXe siècle, P. LACOMME, préparateur à la maison BONHENRY et artiste animalier exceptionnel, procéda à une restauration complète. La peau fut retraitée et remontée selon un procédé novateur qu’il avait mis au point pour le montage des gros sujets et qui permettait de rendre attitudes et mouvements avec un grand réalisme.
Une charpente en bois reprenant exactement le gabarit et les formes principales de l’animal était construite. Les alvéoles étaient ensuite garnis de liège aggloméré, dans lequel était sculptée la forme générale ainsi que les détails morphologiques. Enfin, la peau fut fixée sur ce mannequin.



Exposée dans la médiathèque

Illust:La girafe dans la (...), 69.4 ko, 440x295
Photo : ce symbole africain de la sagesse et de la science veille sur les lecteurs de la médiathèque Cartailhac

Au cours des 10 ans de rénovation du Muséum, la girafe est restée sur place, protégée par une caisse en bois. En 2007, elle a été partiellement restaurée car la peau était fragilisée. De façon à conserver le caractère originel du spécimen, les restaurations se sont limitées aux opérations de nettoyage et à celles qui participent à sa solidité et sa pérennité.

La girafe est un emblème du nouveau Muséum, les visiteurs peuvent la voir, toujours au premier étage du Muséum, installée désormais dans la médiathèque Émile-Cartailhac.

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