Africa Sciences

Conçue autour des grands défis du XXIe siècle, la Saison Africa, portée par l’Institut français, présente à tous les publics les points de vue de la société civile africaine du continent et de sa diaspora récente. C’est un temps privilégié de partage de savoirs et d’expériences mettant en avant la capacité d’innovation et de création des 54 états du continent africain sur les trois grands secteurs d’activité suivants : culture et idées, recherche et économie, art de vivre.

 

À Toulouse, métropole forte de son terreau culturel scientifique, sciences et Afrique seront au cœur d’une programmation pluridisciplinaire portée par plusieurs partenaires réunis par une même intention : mettre en valeur la dimension contemporaine et future de l’Afrique par le biais des sciences et des arts.

Plus que jamais, l’ensemble du monde partage des défis communs, climatiques et sanitaires notamment, pour lesquels la recherche scientifique a un rôle majeur à jouer.

Comment les sciences africaines peuvent-elles contribuer, au 21e siècle, à transformer les sociétés ? À quels défis majeurs l’Afrique est-elle confrontée et comment les appréhende-t-elle ? Ces défis concernent l’ensemble de la planète qui se trouvera impactée par les développements que les pays africains vont engager.

Chercheurs, artistes ou citoyens, mobilisés pour construire un avenir meilleur, seront invités pour parler de leurs projets : changement climatique, innovation numérique, transmission des savoirs, agroécologie, afrofuturisme, aventure spatiale…

Une attention particulière sera portée aux jeunes publics avec des projets pédagogiques en collaboration avec l’Académie de Toulouse.

 


PROGRAMME :

Au Muséum de Toulouse

 

// TABLE RONDE FUTURE AFRICA OU LES BONNES GRAINES DE L'ANTHROPOCENE;

Samedi 27 mars à 15h
En partenariat avec Chercheurs d'autres (dans le cadre du sommet de septembre),  TV5 Monde et le CNRS

Table ronde en numérique diffusée sur la chaîne YouTube du Muséum

Une rencontre pluridisciplinaire franco-africaine, entre sciences et philosophie.
L’anthropocène désigne l’époque à partir de laquelle les activités humaines ont significativement impacté  l’écosystème terrestre. Ce terme prend de plus en plus de place dans le débat public et constitue un cadre de  éflexion majeur pour les débats scientifiques et citoyens.
L’Afrique contemporaine est vive, faite de jeunes talents, d’un réseau de recherche et de scientifiques de plus en plus structuré. Ce continent œuvre, s’interroge et innove pour relever les défis contemporains économiques, sociétaux et climatiques.
Entre grands noms de la recherche en Afrique et personnalités engagées dans des actions concrètes et locales, l’Afrique est en marche et montre ici un visage bien éloigné des clichés occidentaux.
Comment l’Afrique s’inscrit-elle dans ce mouvement ancré dans le 21e siècle ? Quels regards porte-t-elle sur ses transformations ? Quelles perspectives offrent les grands projets de recherche sur le thème des  changements environnementaux ?
L’accent sera mis sur ces défis auxquels l’Afrique doit faire face et sur les initiatives inspirantes susceptibles de transformer durablement leur environnement.

Avec

  • Cheikh M’Bow directeur du campus Future Africa, pôle transdisciplinaire de découverte scientifique et  l’innovation africaine (Université de Pretoria, Afrique du Sud),
  • Tanella Boni professeur de philosophie et écrivaine (Université d’Abidjan, Côte d’Ivoire),
  • Deborah Goffner directrice recherche (CNRS Marseille/ Dakar - Sénégal),
  • Lamine Gueye directeur du laboratoire international de recherche « Environnement, Santé, Sociétés » (CNRS Dakar- Sénégal).

Rencontre animée par Nidhyia Paliakara, journaliste à TV5 Monde.


 

 

// DÉBAT AFRIQUE ET ENVIRONNEMENT : QUELS SONT LES DÉFIS D'AUJOURD'HUI ?*

Dimanche 28 mars à 17h
En partenariat avec le CNRS

Retransmis sur la chaîne YouTube du Muséum

Avec

  • Guillaume Ajavon, ingénieur en écologie et analyste du programme Man & Biosphère en Afrique, piloté par l’UNESCO, franco-béninois.
  • Deborah Goffner, directrice de recherche au CNRS à Dakar.

*Les projections initialement prévue le 28 mars ont été décalées à la dernière semaine d'août. 

 

// PROJECTIONS-DÉBAT LA GRANDE MURAILLE VERTE

 

Samedi 8 mai à 15h
En partenariat  le festival Africlap et avec le CNRS*

The Great Green Wall, de Jared P. Scot, 2019, 92 min, VOSTFR.
En partenariat avec le festival Africlap
Ce film met en avant le projet ambitieux de faire pousser un mur d’arbres de 8 000 km s’étendant du Sénégal à l’Éthiopie. Cette ceinture doit aider à lutter contre la désertification progressive de la région due aux changements climatiques, mais également à éviter les conflits croissants et les migrations massives.
La musicienne malienne Inna Modja accompagne ce voyage musico-écologique le long de cette grande muraille verte, qui est devenue un enjeu mondial.

Cette projection sera suivie d’un temps d’échange avec Deborah Goffner directrice de recherche au CNRS/ Dakar ayant travaillé sur le projet de la grande muraille verte.

 

 

// SORTIE OFFICIELLE DU COURT-MÉTRAGE TOUT EST LIÉ

31 mai 

Toulouse Métropole coproduit avec le festival Africlap le court-métrage Tout est lié..., à destination des jeunes publics. Écrit et réalisé par Nadine Otsobogo, ce film, tourné au Gabon, à Libreville et ses alentours, sensibilise à la complexité de notre écosystème terrestre et la nécessaire inventivité de nos sociétés contemporaines face aux effets du changement climatique sur les côtes mondiales.

Tout est lié... met en scène Puna, une jeune citadine de 12 ans en vacances chez ses grands-parents dans un village côtier d’Afrique de l’ouest. Puna s’attache à sauver une tortue marine dans un contexte de mobilisation locale pour faire face aux transformations du littoral. 

Nadine Otsobogo déploie son art à travers l’imaginaire, la vie intérieure et la rencontre des humains.Son court-métrage Dialemi a obtenu le titre de meilleur Court-métrage au Festival international du Film PanAfricain de Cannes – FIFP et l’Académie des Césars l’a retenu parmi les meilleurs courts-métrages de 2013.

 

 

// PROJECTIONS

Août (date à venir) 

«Silas», de Hawa Essuman (2017, Libéria, Kenya, USA)
Malgré la corruption et les menaces, l’activiste Silas Siakor se bat contre le pillage systématique organisé au Libéria par le Président Ellen Johnson Sirleaf avec l’appui de grandes multinationales. Un hommage au  courage, à l’énergie et à la résilience de celles et ceux qui se battent pour leurs droits.

Août (date à venir)

«Ady Gasy», de Nantenaiana Lova (2015, Madagascar)
Ce documentaire qui traite du recyclage à Madagascar restitue la parole à la fois digne, enjouée et révoltée des Malgaches qui fabriquent des chaussures à partir de pneus et qui transforment en médicament ou en savon les os de zébu.

«Leave Yamlikha alone», de Jihed Ben Slimen (2019, Tunisie)
Des activistes et habitants du Cap Bon, au nord de la Tunisie témoignent des menaces liées aux rejets polluants et aux eaux usées qui pèsent sur l’écosystème de leur région.

 

Aux Jardins du Muséum

// EXPOSITION PHOTOS : A L'OMBRE DES ACACIAS  
À partir du 2 mai
 Reportage de Marta Moreiras

La grande Muraille verte est une des réponses du continent africain contre les effets du changement climatique. Ce projet ambitieux qui traverse plusieurs pays africains consiste à lutter contre la désertification dans les déserts du Sahara et du Sahel.
Marta Moreiras, photographe, a réalisé un reportage sur ce sujet dans la région du Ferlo, au Sénégal. Cette région fut jadis une terre verte et fertile. Mais le soleil brûlant, la sécheresse extrême et les activités humaines ont transformé progressivement ce verger en désert. Connue pour être une des zones les plus touchées par la désertification et le changement climatique au Sénégal, la terre des Peuls est un vaste et immense paysage où les verts intenses alternent avec les ocre et les jaunes. A travers 40 photographies grand format, on découvre cette région en pleine transformation où l’espoir pour un futur meilleur semble permis…

Basée à Dakar, Marta Moreiras travaille sur des projets qui creusent dans ses obsessions : la santé, l'éducation, le développement durable, la culture et l'impact du changement climatique. Particulièrement intéressée par l'éducation et la photographie participative, elle est également très préoccupée par les conséquences de la mondialisation dans un monde de plus en plus déshumanisé. Son travail a été exposé au Royaume-Uni, en Espagne, au Portugal, en Argentine, au Brésil, au Sénégal, en Guinée-Bissau, au Maroc et aux États-Unis. Elle collabore également à de nombreux magazines. 

// LE RÉVEIL DES JARDINS, DANS LE CADRE DE RIO LOCO
Dimanche 9 mai de 10h à 19h30

Pour célébrer la nouvelle saison des Jardins, le Muséum et Rio Loco s’associent pour un rendez-vous musical placé sous le signe de l’Afrique. 

// JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : Wugbo - Tisser les liens
Samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 18h

L’Afrique s’invite aux Jardins du Muséum avec une installation artistique réalisée par l’équipe de Face-o-Sceno, collectif d’artistes scénographes, venus de Ouagadougou (Burkina Faso). Un véritable voyage est proposé durant tout le week-end, avec expositions, spectacles et ateliers : usage des plantes africaines, initiation à la technique du Bogolan, à la marionnette ou au tissage traditionnel, contes, dégustations...

 

>> Tout le programme Africa Sciences du Muséum >>


Au Quai des savoirs

 

// REPAIR, RECYCLE, REUSE TO REBUILD THE FUTUR

Du 17 mai au 21 juin

Résidence d’artistes Makers au Quai des Savoirs

La culture maker s’est développée en Afrique depuis longtemps pour faire face aux nécessités économiques et environnementales. Deux artistes ougandais, Bruno Ruganzu et Hellen Nabukenya, sont accueillis au Quai des Savoirs pour une résidence artistique commune de trois semaines.
Bruno Ruganzu et Hellen Nabukenya travaillent à partir de déchets et de matériaux qu’ils recyclent, au bénéfice de communautés locales, avec un engagement social fort. Cette résidence de trois semaines sera le point de départ d’une réalisation de deux œuvres monumentales qui vont s’appuyer sur la participation d’habitants et de makers de la métropole, en interaction avec des Fablabs locaux et des acteurs culturels et industriels. Ces deux œuvres collectives seront ensuite présentées lors du festival  Rio Loco qui se déroulera du 13 au 20 juin à la prairie des Filtres, en présence des deux artistes.

Hellen Nabukenya, artiste plasticienne, accompagne des collectifs de femmes ougandaises à travers des pratiques artistiques liées à la couture et au textile. Ses œuvres, installations monumentales ou tableaux patchwork colorés, sont réalisées à partir de textiles recyclés ou d’objets trouvés. Pour sa résidence à Toulouse, elle souhaite poursuivre la confection d’une grande tenture collective réalisée en partie par des femmes ougandaises, puis finalisée à Toulouse afin que ces communautés féminines échangent leurs témoignages et démontrent la sororité unissant les femmes d’Afrique ou de France. Un livret trilingue sera édité regroupant ces paroles de femmes.

Bruno Ruganzu a notamment développé des dispositifs de jeux pour enfants dans l’espace public de Kamala en Ouganda. Pour sa résidence toulousaine, il souhaite rendre hommage à « Luzira Head », une des plus anciennes sculptures en céramique subsahariennes jamais découverte en Afrique sur le territoire actuel de l’Ouganda, exposée aujourd’hui au British Museum. Pour ce faire, il propose de construire une reproduction géante d’une hauteur de 7 à 10 pieds (= 2/3 m) de cette statuette qui mesure 17 cm de haut. Cette version monumentale sera constituée de 46 petites têtes représentant les 46 millions d’ougandais, le tout réalisé à partir de déchets électroniques et plastiques récoltés dans la métropole toulousaine.

 


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